Recevoir la foi, conformer son vécu aux valeurs proclamées nécessite une meilleure connaissance de soi et de l’autre. Mais ce ne sont pas toutes les méthodes de la connaissance de soi et les critères de maturité qui sont compatibles avec la foi professée au Dieu de Jésus Christ. Le père Joseph Compaoré, S.J., maître en théologie morale et diplômé de l’Institut de Psychologie de l’Université grégorienne, directeur du Programme de Formation de Formateurs, propose des outils d’aide à soi et au prochain afin que la graine tombée en notre terre porte du fruit.

la foi en Jésus Christ implique un rapport à soi, au monde et aux autres différent de la logique du monde. « Vous avez appris qu’il a été dit…mais moi je vous dis ». Ces conséquences doivent être articulées d’abord à un niveau individuel et personnel, puis à un plan communautaire et social. Chaque dimension a ses spécificités pour qu’apparaisse l’homme et la société tels que Dieu les a rêvé et que Jésus Christ, norme morale indépassable nous l’a enseigné.   Cette unité est coordonnée par le père Mathieu NDOMBA, SJ, éthicien et théologien, docteur de  Jesuit School of Theology, à Berkeley, en Californie, aux Etats Unis.

« Tel on croit, tel on prie ! » L’expression de la prière est tributaire et donc révélatrice de notre rapport à Dieu. La liturgie enseignée tient sur trois piliers : le premier est l’histoire, le second est la théologie et le troisième est l’inculturation. Il est précieux de savoir d’où viennent les options liturgique d’aujourd’hui pour en comprendre la portée théologique et oser la laisser transformer notre culture, c’est-à-dire nos manières de faire, de penser et de dire. Cette unité est coordonnée par le père Aurélien Paul Ralainirina, S.J., docteur de l’Institut Pontifical de Liturgie Saint Anselme de Rome et nanti d’une longue expérience pastorale en paroisse.

L’histoire de l’Eglise récapitule le chemin de deux millénaires parcourus par « ceux qui ont reçus le nom de chrétiens » sans rien cacher de leurs gloires et de leurs misères. Cet enseignement ne reste pas un exercice académique, elle ouvre des perspectives d’actualisation afin de montrer ce qui est possible d’apprendre de ceux d’hier pour aider nos contemporains et préparer la route de la foi à ceux qui viendront demain. Cette unité d’enseignement est coordonné par le père Anicet N’Teba , S.J., docteur en histoire de l’Eglise de  l’Université grégorienne, directeur adjoint de l’Institut d’Histoire de la Compagnie de Jésus en Afrique à Nairobi et directeur de l’Ecole de Formation Théologique et Spirituelle.

Le souhait du Concile Vatican II, en sa constitution apostolique Dei Verbum sur la divine révélation, souhaite « que l’étude de la Sainte Ecriture soit… pour la théologie sacrée   comme son âme » (DV 24). Aussi avons-nous choisi à l’ITCJ d’enraciner nos convictions de foi dans une étude critique et approfondie du sens des textes sacrés, expliqués à partir des langues originelles. Cette unité d’enseignement est coordonnée par le P. Paul Béré, S.J., docteur de l’Institut Pontifical Biblique (Rome) et consulteur de la Secrétairerie Générale du synode des Evêques

La thématique « Dogmes et Société »  présente les fondamentaux de la foi chrétienne en partant de la Révélation et des grands mystères du Christianisme en lien avec les problèmes existentiels dans lesquels se meut le sujet croyant. La foi est proclamation, conversion et libération. Les pères Yvon Christian Elenga, S.J., et Bienvenu Mayemba, S.J. coordonneront cette unité d’enseignement. Ils sont  théologiens systématiciens, docteurs de Weston School of Theology et Boston College, aux Etats Unis.