Ce cours explore la pratique de l’homilétique avec un accent particulier sur le savoir-faire. Pour ce faire, est utile, tout ce qui contribue à proclamer Jésus Christ. Une bonne homélie traverse trois moments tenus en tension : l’exégèse, l’herméneutique ou l’interprétation, et l’actualisation ou l’application. De plus la forme d’une homélie recevable suit les règles de la communication efficace : la rhétorique ou de l’éloquence dans l’exercice de la parole. Mais au-delà de tout, il s’établit une certaine circularité entre le prédicateur et le message qu’il délivre. La perspicacité du message repose sur une vie articulée de celui ou celle qui le communique. Ainsi la richesse de la vie spirituelle est la source de la proclamation ; et la proclamation pousse le prédicateur à cultiver sa vie spirituelle. Il s’agit d’enflammer les cœurs et non les têtes (Lc 24,13-35). L’homélie intègre et contextualise la foi de l’Eglise. A juste titre, le prédicateur s’inscrit dans une tradition apostolique qui s’actualise dans la vie d’une communauté croyante. Un regard rapide sur la prédication des prophètes, de Jésus, des apôtres et des disciples, des Pères de l’Eglise, du Magistère nous donne une ouverture et l’aiguisement de notre cervelle avec celle des honnêtes personnes. L’homélie est un art, une technique et une œuvre spirituelle.

Après un survol rapide de l’historique, nous nous focaliserons sur la pratique en nous exerçant avec des exemples scripturaires.

Ce cours destiné aux étudiants de la troisième année veut permettre d’établir un lien entre la théologie comme science et la pratique pastorale, par le biais de cette discipline qu’est la Théologie pratique. Cette discipline doit permettre de situer le ministère pastoral dans le cadre de la mission que le Christ a confiée à ses apôtres. Le lien entre la théologie comme science et la pratique pastorale, par le biais de la théologie pratique (pastorale), est un atout fondamental pour la rédaction du stage pastoral. Les deux niveaux de la science et de la pratique ne sont pas faciles à concilier. Il ne s’agit pas de faire découvrir une nouvelle théorie, mais de réfléchir sur la pratique de l’Eglise, dans toute sa diversité. Le ministère pastoral qui a pour fonction l’annonce de l’évangile doit trouver en la théologie pratique les arguments de son exercice. Un ministère qui s’exerce comme un service du Christ, de l’Eglise et des hommes, sans distinction de race, de culture, de religion etc.

En guise d’introduction, le cours commence par une initiation au solfège, qui permettra à l’étudiant d’avoir une compréhension plus facile des parties chantées et notées de l’ordinaire de la Messe qui concernent le célébrant principal, le psalmiste et le chantre.

Et comme le titre l’indique clairement, le cours se propose de présenter les ordines des célébrations liturgiques, de les analyser structurellement et fonctionnellement, et d’en élaborer une réflexion théologique. Cette démarche se concentre sur les différents types de célébration : célébration de la Parole (et des assemblées dominicales en l’absence de prêtre), célébration eucharistique, célébration des sacrements, des Bénédictions, des Heures, des sacramentaux ; et sur leurs diverses composantes : les personnes (les acteurs liturgiques, l’assemblée), les lieux (espace liturgique), le langage de la célébration (prières liturgiques, gestes liturgiques, symboles liturgiques, musique et chants liturgiques, matériel liturgique), les styles de célébration.

Mais le cours propose aussi à l’étudiant des pratiques « sur le terrain » de ces célébrations liturgiques dans le but de mieux les maitriser. Mais les exercices consistent aussi à préparer des « ordines » (rituels) circonstanciels correspondant aux différentes pratiques liturgiques.

Bref, chaque module liturgique se prolonge par une pratique célébrative.