Le livre d’Isaïe constitue avec les Psaumes les livres de l’Ancien Testament les plus cités dans le Nouveau Testament. Les évangélistes présentent Jésus citant littéralement des passages du livre d’Isaïe (Cf. Lc 4, 16-18). Avec une approche thématique, ce séminaire voudrait faire ressortir l’histoire sacrée du peuple d’Israël telle que consignée dans le livre prophétique d’Isaïe. Eu égard à la prépondérance des références au livre d’Isaïe dans les évangiles, et à des allusions au serviteur de YHWH, des « scholars » à l’instar de Brevard Childs ont suggéré que le livre d’Isaïe soit appelé le cinquième évangile. En effet, dans les lectionnaires chrétiens et juifs, ce livre occupe une place privilégiée dans la vie de foi. Par exemple, pour les chrétiens, ce livre est lu tout au long de l’année liturgique, et plus spécialement à certains temps forts de l’Eglise à savoir l’Avent et le Carême, des temps qui symbolisent l’espérance.

Dans l’introduction, le séminaire fera un chemin dans le débat actuel sur l’unité du livre et la critique rédactionnelle des différentes sections du livre. En général deux points de vue émergent : d’une part, le traditionnel découpage, 1er Isaïe (1-39), Deutero-Isaïe (40-55), Trito-Isaïe (56-66) ; d’autre part, la division, 1er Isaïe (1-39) et Deutero-Isaïe (40-66). Le séminaire se consacrera à étudier à fond l’exégèse et la théologie du livre en précisant de manière concise et cohérente le contexte d’émergence de ses discours prophétiques. Dans ce même ordre d’idées, l’actualisation du contexte historique du livre d’Isaïe (en particulier Is 40-55) dans l’expérience des communautés croyantes d’Afrique se donne la tâche d’esquisser une application interculturelle des oracles prononcés tels que rapportés dans le livre d’Isaïe.

Dès les premières lignes du Pasteur, on cerne aisément que la révélation qu’Hermas est chargé d’annoncer aux chrétiens a pour objet la pénitence. C’est le thème majeur vers lequel convergent les Visions, les Préceptes et les Similitudes. Mais comme la pénitence est ici liée à la théologie baptismale, la Sim. IX du Pasteur sera pour notre étude une source importante de renseignements.

L’éminente valeur du baptême ne saurait être occultée puisqu’il donne sens à la vie et forme à la pénitence. Il s’offre donc comme une donnée essentielle pour comprendre le bien-fondé de la pénitence qui ne tiendrait sans la théologie baptismale.

Le baptême s’identifie ici à un acte important (cet acte est grand et solennel) qui ne saurait être négligé. Cet acte, bien que réalisé dans la cité terrestre, va aussi apparaître curieusement chez Hermas dans sa neuvième Similitude, dans la vision de la tour en construction, symbole du paradis et de cité céleste pour Hermas. Ce fait retient notre attention et même notre curiosité dans cette réflexion sur l’espérance eschatologique chez Hermas.

Dans ce séminaire, nous analyserons la multiplicité des anthropologies en y ressortant les caractéristiques, et en mettant en évidence les conséquences pratiques. A la lumière des indications magistérielles, nous indiquerons quelques principes théologiques qui, à notre avis, peuvent recentrer le message chrétien, conservant la fidélité à la tradition théologique de la communauté ecclésiale et tenant compte de la complexité de notre société. Les réflexions mettront en lumière la théorie de l’action dans la praxis pastorale dans l’évangélisation.

Description

Au terme d’un parcours de formation où l’étudiant(e) fut introduit(e) aux différentes disciplines théologiques, la méthodologie de la formation théologique de l’ITCJ propose un exercice d’intégration et de mise en relation des différents aspects de la science théologique, en interdisciplinarité. C’est à cette fin qu’est organisé le séminaire de synthèse théologique, destiné exclusivement aux étudiant(e)s en fin de cycle. La matière de base du séminaire sera fournie par les thèses proposées pour les examens de baccalauréat canonique.

 

Objectifs

Ce séminaire permettra aux étudiant(e)s de:

- Relire leur parcours de formation théologique pour en recueillir l’essentiel ;

- Evaluer et renforcer leur maîtrise des fondamentaux de la doctrine chrétienne et de l’Ecriture Sainte ;

- Discuter de manière holistique des thèmes théologiques et des questions pastorales en intégrant tout leur bagage théologique ;

Mieux se préparer aux examens du baccalauréat

 

Modalité d’évaluation

Feront l’objet d’une évaluation notée :

- Les présentations et la participation ;

- Le travail écrit d’une des thèses présentées, selon les exigences requises pour le travail final des séminaires à l’ITCJ.

L’homme, sorti de Dieu doit retourner à Dieu. L’homme, cet être doué de raison, de volonté et de liberté a pour devoir-être le retour vers sa fin. Puisqu’il n’y a pas de fin dernière purement naturelle, selon Thomas d’Aquin, mais seulement une fin d’ordre surnaturel, à savoir la vision de l’essence divine, l’agir humain doit être alors entièrement orienté vers les Béatitudes. Ainsi, la morale naturelle, telle qu’Aristote a pu la concevoir ; est intégrée et transformée de l’intérieur par la participation à l’agir divin que la grâce rend possible : les vertus morales ou naturelles demeurent certes fondamentales pour l’agir droit, mais le primat revient aux vertus théologales de foi, d’espérance et de charité, la perfection résidant dans celles-ci. Alors, concilier la liberté humaine et l’autorité divine apparaît comme ligne directrice de la morale. Il s’agit d’inscrire l’acte humain dans l’ordonnance à Dieu comme fin ultime.

L’Eglise catholique se définit comme « sacrement (…) de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG 1). Elle vit cette identité « dans le monde d’aujourd’hui » (GS 1). Ce monde est celui de la mondialisation des cultures, c’est-à-dire de la « rencontre » toujours plus fréquente des cultures ou des horizons et des habitudes culturelles les plus divers ainsi que des défis qu’une telle rencontre suppose. Ce faisant, l’attention à la conjugaison de la pluralité des cultures qui se retrouvent au sein de l’Eglise et de l’unité de la foi que cette même Eglise professe s’avère être un impératif préalable à la manière dont doit être vécue son identité « sacramentelle » en notre ère. C’est à montrer des pistes d’une telle conjugaison que s’adonne le théologien indien Michaël Amaladoss, sj, dans son livre, A la rencontre des cultures. Comment conjuguer unité et pluralité dans les Eglises ? A partir du contexte indien, il aborde ce complexe thématique en reprenant à nouveau frais la question de l’inculturation dans les Eglises locales et celle de l’interculturalité dans les relations entre les cultures au sein des Eglises chrétiennes. Il considère que l’annonce de l’Evangile ne peut plus être pensée en termes d’expansion doctrinale et que les relations entre les Eglises locales, tant leurs relations les unes avec les autres et qu’avec Rome, ne peuvent plus être unilatérales. Il privilégie une « rencontre » dans le sens d’un dialogue entre l’Evangile et la culture ainsi qu’une « rencontre » dans le sens d’un dialogue entre les cultures. Une lecture minutieuse et critique des dix chapitres que composent ce livre permettra aux étudiant(e)s de cibler des défis centraux de l’inculturation et de l’interculturalité en notre époque mondialisée et de les confronter avec les réalités ecclésiales qu’ils (elles) connaissent.

La séance inaugurale de 2 heures intitulée : importance et pertinence du séminaire, constitue la première partie. Elle a pour objectif d'aider les étudiants à saisir l’actualité, l’importance et la pertinence de la relecture africaine de l’Encyclique Redemptoris Missio de Jean Paul II. Concrètement, il sera aussi question de la personnalité de Jean Paul II, de son magistère pontifical et du contexte ecclésial de publication de l’Encyclique Redemptoris Missio. La deuxième partie de 18 heures intitulée : lecture analytique et actualité africaine de l’Encyclique Redemptoris Missio sera axée sur la relecture suivie de l’Encyclique. Chacune des séances débutera par un exposé sur les textes retenus pour chaque jour, préparé par un étudiant participant au séminaire. En somme, cette partie sera structurée autour des présentations individuelles des étudiants et surtout des discussions émanant de la lecture de différents textes exigés et recommandés pour chaque séance. A la fin de chaque séance, le professeur fera un commentaire synthétique ou récapitulatif (exposé systématique). La dernière séance portera sur la conclusion générale.

Description

Depuis les premiers siècles de l’ère chrétienne jusqu’à aujourd’hui, la proclamation de l’Évangile a parcouru l’histoire et a édifié des communautés de croyants dans toutes les parties du monde. Qu’elles soient petites ou grandes, elles sont le fruit du dévouement de missionnaires et de nombreux martyrs, de générations de témoins de Jésus.
Eu égard au caractère changeant des scénarios sociaux, culturels, économiques, politiques et religieux, cette proclamation de l’évangile appelle, aujourd’hui, à quelque chose de nouveau: à vivre d’une manière renouvelée notre expérience communautaire de foi et son annonce, au moyen d’une évangélisation « nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes, dans ses expressions ». C’est dans cette dynamique que s’inscrit la contribution de Léonard Santedi Kinkupu dans son œuvre « Les défis de l’évangélisation dans l’Afrique contemporaine », objet du présent séminaire.

 

Objectif

Il s’agira de faire l’analyse de la société africaine à travers une critique objective des différentes situations qui la caractérisent ; Cela permettra aux étudiants de prendre conscience de l’immensité de la tâche qui les attend et des nombreux défis à relever. Cette « autopsie » critique aboutira à une évaluation des perspectives susceptibles de « booster » l’évangélisation en vue d’une transmission de la foi. Tout ce travail se fera à la lumière de l’ouvrage de Léonard Santedi qui constituera la base de toute la réflexion et des débats.

 

Modalité d’enseignement

Ce séminaire s’ouvrira sur une présentation du professeur des enjeux de la problématique abordé dans l’ouvrage qui constitue la base de la réflexion. Ensuite, chacun des étudiants sera invité à choisir et à présenter un des thèmes proposés par le professeur, qui sera suivi de débat.

 

La participation est fondamentale dans ce séminaire. Il est exigé à tous et à chacun de bien préparer les différents thèmes de réflexion, et de prendre part aux débats qui découleront des exposés qui seront faits.

 

Bibliographie de référence

Santedi Kinkupu Léonard, Les défis de l’évangélisation dans l’Afrique contemporaine, Karthala, Paris 2005.

 

Modalité d’évaluation

Les étudiants seront évalués sur le contenu des travaux qu’ils auront préparés, sur la présentation de l’exposé et sur la pertinence de leur argumentation au cours des débats.

Dans les études consacrées au fait religieux en Afrique les termes longtemps utilisés ont été ceux de paganisme, fétichisme, animisme, mânisme, polythéisme, etc. Le terme de religion traditionnelle africaine (RTA) ne remonte qu’au Colloque de Bouaké (1965) et à celui de Cotonou (1970) dont Alioune Diop et la SAC ont pris l’initiative, avec le soutien de l’UNESCO, et apparaît comme une prise de position dans le champ ethnologique très discuté au début de la période qui semblait être celle de la post-colonisation.

Parler de religion traditionnelle africaine au singulier serait reconnaître une certaine unité ou au moins une homogénéité dans la manière dont l’homme africain se réfère traditionnellement au divin. Une telle perception repose en fait sur le postulat d’une unité culturelle africaine qui est de plus en plus remise en question aujourd’hui. Il s’agira dans cette session, prenant en compte ce débat, de refaire droit à la diversité des manifestations du religieux en Afrique en essayant, par une approche phénoménologique, de cerner les différents types d’expériences socialement codifiées qui les sous-tendent. A chaque niveau, on restera attentif à ce que la religion dit d’elle-même (corpus de croyances, système de représentation) mais aussi à son insertion dans l’environnement et à sa fonction sociale. On pourrait alors percevoir sa force d’imprégnation du culturel et du social africain qui, malgré le changement accéléré qu’impose la mondialisation à toutes les cultures et les niveaux d’acculturation, reste un élément-clé dans ce qui est perçu aujourd’hui comme le défi majeur de l’Afrique : le dialogue interreligieux et interculturel.